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NOOR | 2021 | WORKS
The Noor
The World has just plunged into darkness. More than a year of lockdowns and restrictions has gotten the better of its lights and sparks of life. We have come within an ace of death as much as life has seemed to evade us. Ambiguity has been vying with limpidity, and anxiety, with serenity. Compelled to isolation, solidarity efforts and hence sacrifices, we have had no other choice than self-withdrawal. We have shown responsibility and have eagerly waited for life to reassert itself. More than ever before, separated bodies have craved each other, and memories, helped on by imagination, have found ways to make up for the laughter, tears, hands, touch, skin and the very soul of the other. Following on from my previous creations, the Noor exhibition unveils a series of contrasted and ambivalent work. On the interaction between light and darkness – which my photography has always drawn its inspiration from – I have this time chosen to superimpose new extremes: hope and despair, the bright colours of life and the inky blackness of the night. Moving away from representational art, my new series also focuses on a single and more abstract subject: dots and specks of light which I call my Noor. These vivid flashes and sparkles symbolize the desire, the thirst for a freedom at long last regained after over a year of reclusion. They embody my imaginative universe, nurture my inspiration and take me back to the night, to liveliness, to time spent with friends painting the town red… They portray my yearning to yell out, dance, play, move and take up with love again. This new series of photographs displays a wide range of emotions, vibrations, urges, even rebellions, all fostering the hope of an eventual return to normality. In brief, this exhibition is a visual rendering of a gripping verse taken from the works of Nizâmi Gandjavi, a famous 12th century Persian poet, and which has since become a popular proverb in Iran: In the heart of despair lie a great many hopes; The dark night dissolves into a white dawn.


Noor
Le Monde vient de basculer du côté obscur. Plus d’une année de confinements et de restrictions a eu raison de ses lumières et de ses éclats de vie. Nous avons frôlé la mort autant que la vie a semblé nous échapper. L’ambigüité l’a disputé à la clarté ; l’inquiétude, à la sérénité. Contraints à l’isolement et aux sacrifices dictés par la solidarité, nous n’avons eu d’autre choix que celui du repli sur soi. Nous avons fait preuve de responsabilité et avons attendu, avec impatience, que la vie reprenne ses droits. Les corps séparés se sont plus que jamais désirés et, la mémoire et l’imagination aidant, ont suppléé le souffle, les rires, les pleurs, les mains, la peau, l’essence de l’autre. Les corps séparés se sont plus que jamais désirés et la mémoire et l’imagination ont suppléé le souffle, les rires, les pleurs, les mains, la peau, l’essence de l’autre. Dans le prolongement de mes créations antérieures, l’exposition Noor dévoile une série d’œuvres contrastées et ambivalentes. Au jeu entre la lumière et l’obscurité – jeu dont mon travail s’est toujours inspiré –, se superpose ici une interaction entre de nouveaux extrêmes : l’espoir et le désespoir, les couleurs éclatantes de la vie et le noir profond de la nuit. S’éloignant par ailleurs de l’art figuratif, ma photographie choisit cette fois un sujet unique et plus abstrait : des points lumineux que j’appelle mes « Noor ». Ces éclats brillants représentent le désir, la volonté d’une liberté enfin retrouvée après plus d’une année de réclusion. Ils incarnent mon imaginaire, nourrissent mon inspiration et me ramènent à la nuit, au mouvement, aux sorties entre amis, aux fêtes joyeuses dans la capitale. S’exprime à travers eux ma profonde envie de hurler, de danser, de m’amuser, de bouger et de renouer avec l’amour. Ainsi se déploie, dans cette série de photographies, tout un éventail d’émotions, de vibrations, d’envies, voire de rébellions, toutes inscrites dans l’espoir d’un éventuel retour à la normale. En un mot, cette exposition est une traduction en images de ce vers tiré de l’œuvre de Nizâmi Gandjavi, célèbre poète persan du XIIe siècle, et devenu, depuis, un proverbe populaire en Iran : Dans le désespoir il est maint espoir ; La nuit noire s’achève en aube blanche.